Après avoir
longé les côtes du Peloponèse, une main à 4 doigts ,dixit Maria, vers 8
heures, nous jetons l’ancre dans le golfe de Nauplie. Ce n’est que vers minuit
que nous reprendrons la navigation vers
Volos, (le pays de Jason en
quête de la toison d’or). C’est donc en chaloupe que nous rejoignons
le petit port de Nauplie ( Nauplios, fils de Poseïdon aurait fondé la ville ). Selon la légende de nombreux
héros grecs se seraient embarqués à Nauplie pour participer à la Guerre
de Troie. Maintenant, c’est un grand centre de production oléicole.
C’est aussi une ville très agréable dont
nous profiterons après la visite du site de Mycènes. Ayant loué une voiture,
nous traversons les vergers d’agrumes en pleine production de la plaine
d’Argos, et c’est un plaisir de voir toutes ces caisses d’oranges se détachant
sur un fond de feuillages vert luisant. Sur une colline les murs cyclopéens que Persée demanda aux cyclopes de construire
impressionnent le visiteur et après le passage de la porte des lions qui sont
finalement peut- être des griffons,
d’après les récentes informations, nous gravissons le chemin pour
aboutir à une vue plongeante sur la vaste plaine d’Argolide, toute verdoyante
de ses orangers et de ses oliviers qui
en pente douce et une légère brume de chaleur s’étagent jusqu’à la mer
en contre-bas. Les vieilles pierres accueillent par ci, par là des hautes
asphodèles sur le déclin, des mini touffes de cyclamens rosés et de fiers crocus jaune d’automne ; quant à
la faune, c’est une myriade de jeunes
chats qui semblent avoir investi ces
lieux à la place des héros et des dieux,
effrayés par les touristes en tout genre qui ne parlent pas leur langue.
Nous nous dirigeons vers Argos à
quelques kilomètres de là pour nous restaurer à la mode grecque, tzarziki,
dolmades et pain maison le tout arrosé d’un pichet de vin blanc doré
sur la place de l’église orthodoxe : c’est dimanche et les grecs profitent
en famille de la douceur du temps.
Les sites
ferment à 15 h
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